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Cinéma

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Record

Les douze longs-métrages agréés en 2012 confirment l’essor que connait le cinéma français d’animation.

Films plus nombreux, meilleurs financements: le film français d’animation est entré depuis cinq ans dans une nouvelle ère. Premier fait marquant, le cinéma d’animation connait en effet depuis 2008 une forte augmentation du nombre de ses productions. Avec douze films entrés en production, l’année 2012 marque en ce sens un record jamais atteint. Le budget moyen d’un film d’animation s’établissait pour cette année à 10,74 M€ et le budget médian à 5,98 M€ (voir annexe). Cette augmentation de la production s’explique notamment par l’intérêt croissant de Canal Plus pour le genre.

Autre facteur déterminant, le crédit d’impôt cinéma s’est pleinement imposé comme mécanisme de financement parmi les producteurs français d’animation. Le récent relèvement de son plafond devrait largement contribuer à renforcer cette dynamique. Traditionnellement moins sujets aux investissements venant de l’étranger que le reste du cinéma français, les films d’animation sont également parvenus à mieux profiter de cette ressource au cours des deux dernières années, avec 33,2 M€ d’apports étrangers mobilisés en 2011 et 43,9 M€ en 2012 (un autre record).

Tout en restant bien en-deça de celui des films américains d’animation, le box office des films français a trouvé sa vitesse de croisière autour de 5 millions d’entrées en salle par an dans l’Hexagone. Ces bons résultats sont également dus à l’augmentation substantielle des investissements publicitaires réalisés par les distributeurs. L’arrivée de la TNT en France a enfin provoqué un véritable explosion de la diffusion de long-métrages d’animation à la télévision – mais les films français subissent la concurrence croissante des films américains sur ce nouveau segment de marché.

Source: CNC, SPFA

Annexe: Films d’animation agrées en 2012 (cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir)

Films agréés en 2012

 

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Exception culturelle

Le secteur des services audiovisuels pourrait être à l’ordre du jour des prochaines négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

Alors que l’Union européenne et les Etats-Unis s’apprêtent à ouvrir cet été de nouvelles négociations de libre-échange, le commissaire européen du Commerce a annoncé cette semaine que le secteur des services audiovisuels pourrait être inscrits au programme des discussions.

Froidement accueillie en France, cette annonce à demi-mot intervient dans un contexte déjà tendu entre Bruxelles et le CNC qui attend depuis plus d’un an le feu vert de la Commission européenne concernant la nouvelle version de la taxe sur les services de télévision pour les opérateurs télécoms.

A cela s’ajoute l’inquiétude grandissante des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel face à l’arrivée sur le marché européen des platefomes VOD américaines Netflix, Hulu et Amazon, et dont le modèle économique semblent échapper à tout système de protection de la création en Europe.

Si le gouvernement français a déjà réaffirmé son opposition aux négociations tant que le cinéma et l’audiovisuel n’en seront pas exclus, les organisations professionnelles continuent de manoeuvrer activement en coulisse pour défendre la cause de l’exception culturelle face au lobby de la dérégulation.

David et Goliath

Le long-métrage français d’animation résiste mieux à la domination américaine.

En 2011, les films d’animation représentaient 16,5% des recettes du box office français, soit 32 millions d’entrées et 211 M€ de recettes. Si ce segment de marché, plus que tout autre, reste dominé par les studios américains dont la production est toujours aussi prisée du public français, les films français d’animation réussissent de plus en plus à se faire leur place au box office, avec plus de 14% de part de marché annuelle au cours des trois années 2009-2011.

Face à la machine hollywoodienne et malgré des moyens marketing bien moindres, plus de 6 longs-métrages d’animation français sont ainsi sortis en salle chaque année sur cette période. La vivacité de la production française se traduit également par des nominations de plus en plus fréquentes à l’Oscar du meilleur film d’animation – dont le film Une vie de chat de Folimage, nominé en 2012, est le dernier exemple en date.

Côté producteurs, EuropaCorp continue de régner en maître avec Arthur et la vengeance de Malthazar (3,9M d’entrées), Arthur 3 – La guerre des deux mondes (3,1M) et Un monstre à Paris (1,7M), qui occupent respectivement les trois premières marches du podium français sur la période 2009-2011. Dépassant également le million d’entrées en salle, Titeuf, le film, distribué par Pathé, vient se placer en quatrième place avec 1,2 millions de spectateurs.

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Cartoon Forum17 septembre 2013