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Xilam

Talonnée par Moonscoop et Alphanim, la société de Marc du Pontavice décroche la première marche du podium des producteurs français de programmes d’animation pour l’année 2012.

A l’occasion du festival d’Annecy, le CNC a rendu public la liste des oeuvres audiovisuelles d’animation ayant obtenu l’agrément provisoire au cours de l’année 2012. Premier producteur avec 26 heures de programmes, Xilam signe chez Gulli, Canal+ et Canal J une nouvelle série, Hubert et Takako (78×7′), qui relate les aventures loufoques d’un cochon moderne. La société a également lancé avec France 3 et Canal+ la seconde saison des Daltons (117×8′), portant ainsi le nombre d’épisodes de la série à 195.

Second sur la ligne d’arrivée, Moonscoop a, pour sa part, démarré la production de la troisième saison de Géronimo Stilton (26×24′) pour France 5 et M6, ainsi que la deuxième saison de la série préschool Ava Riko Teo (39×6′) pour France Télévisions. La société de production a également signé chez Disney Channel une nouvelle série, Sabrina (26×22′), qui met en scène les aventures d’une jeune apprentie sorcière tiraillée entre le monde de super héros auquel elle appartient et le monde réel.

En troisième place, Alphanim lance deux nouvelles propriétés: Lanfeust Quest (26×24′), adaptation de la bande dessinée créée par Christophe Arleston et Didier Tarquin pour M6 et Canal J, et Spencer (52×12′), une série coproduite avec Disney EMEA et préachetée en France par Disney Channel et Orange Cinéma Séries. Cette dernière, intitulée en anglais « Dude, that’s my ghost ! », suit les péripéties hollywoodiennes d’un jeune adolescent flanqué du fantôme d’une pop star.

Source: CNC

Annexe: Les 10 premiers producteurs français de programmes d’animation en 2012 (cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir)

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Phase basse

Avec 298 heures signées en 2012, la production française de programmes d’animation est entrée dans une phase basse de son cycle.

Caractérisée par ses cycles biennaux ou triennaux, la production audiovisuelle d’animation a vu son volume diminuer de 16% en 2012 pour atteindre un niveau inférieur à celui de 2010. Si le coût horaire de production reste stable, on constate une forte chute des apports étrangers en coproduction après le niveau record atteint en 2011. Cette baisse est en partie compensée par la hausse des préventes à l’international qui dépassent en 2012 la barre moyenne des 10% dans les plans de financement.

Alors que les chaînes gratuites enregistrent une diminution importante de leurs commandes, l’année 2012 voit en revanche une forte progression du nombre d’heures initiées par les chaînes payantes, offrant ainsi un véritable refuge aux producteurs français. Cette augmentation est notamment le fait de Canal Plus (+17 heures), mais également des chaînes thématiques: Canal J et Tiji (+5 heures chacune), Disney Channel (22 heures), Disney Junior (4 heures) ainsi qu’Orange Cinéma Séries (5 heures).

A l’occasion de son rapport annuel sur la production audiovisuelle aidée, le CNC dévoile également le montant des compléments d’aide dont ont bénéficié les producteurs d’animation depuis 2008 au titre du compte de soutien. Octroyées en cours de production, celles-ci représentaient en 2011 plus de 11 M€, soit 27% de l’enveloppe globale allouée par le COSIP à l’animation, attestant ainsi d’une véritable revalorisation du soutien financier apporté par le CNC au cours des cinq dernières années.

Source: CNC

Exception culturelle

Le secteur des services audiovisuels pourrait être à l’ordre du jour des prochaines négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

Alors que l’Union européenne et les Etats-Unis s’apprêtent à ouvrir cet été de nouvelles négociations de libre-échange, le commissaire européen du Commerce a annoncé cette semaine que le secteur des services audiovisuels pourrait être inscrits au programme des discussions.

Froidement accueillie en France, cette annonce à demi-mot intervient dans un contexte déjà tendu entre Bruxelles et le CNC qui attend depuis plus d’un an le feu vert de la Commission européenne concernant la nouvelle version de la taxe sur les services de télévision pour les opérateurs télécoms.

A cela s’ajoute l’inquiétude grandissante des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel face à l’arrivée sur le marché européen des platefomes VOD américaines Netflix, Hulu et Amazon, et dont le modèle économique semblent échapper à tout système de protection de la création en Europe.

Si le gouvernement français a déjà réaffirmé son opposition aux négociations tant que le cinéma et l’audiovisuel n’en seront pas exclus, les organisations professionnelles continuent de manoeuvrer activement en coulisse pour défendre la cause de l’exception culturelle face au lobby de la dérégulation.

Europe

Partenaires essentiels dans le financement des séries françaises d’animation, les chaînes publiques européennes ont noué au cours des dix dernières années des liens étroits avec les producteurs français.

Elles s’appellent ZDF, RAI ou encore BBC. Que ce soit sous la forme de préachats ou de coproduction, ces chaînes sont devenus aujourd’hui incontournables dans le montage financier des productions françaises destinées au marché international. Onéreuses, le système français de financement, pourtant développé, ne suffit en effet souvent pas à boucler les financements de ces dernières.

A l’inverse, il s’agit d’une véritable aubaine pour ces chaînes étrangères qui acquièrent ainsi à prix abordables des programmes premium de haute qualité. Ces programmes pourront ainsi en particulier remplir une partie de la grille des chaînes jeunesse qu’elles possèdent: KI.KA (codétenu par l’ARD) pour la ZDF, RAI Yoyo et RAI Gulp pour la RAI ou encore CBBC et Cbeebies pour la BBC.

Très fidèles aux rendez-vous que sont le MIFA à Annecy ou le Cartoon Forum, ces chaînes publiques font le plus souvent monter à bord un producteur (on peut notamment citer le producteur italien Atlantyca) et/ou un distributeur (comme ZDF Enterprises pour l’Allemagne), permettant ainsi à ces sociétés de s’implanter sur le marché français alors que les producteurs français s’implantent sur le leur.

Ces acteurs majeurs ne doivent cependant pas occulter les plus petites chaînes européennes: la RTBF en Belgique ou la RTS en Suisse, pour n’en citer que quelques-unes, et dont les préachats s’avèrent souvent être des sources précieuses de financement complémentaire. On notera enfin l’intervention (importante quoique plus rare) de chaînes privées, à l’instar de Super RTL en Allemagne.

Diffuseurs

Retour sur les derniers chiffres enregistrés au titre de la contribution à la production d’oeuvres audiovisuelles d’animation.

Le CSA a rendu public en début d’année les chiffres consolidés concernant la contribution des groupes français à la production d’oeuvres audiovisuelles d’animation en 2011. Celle-ci comprend principalement leurs dépenses en préachats, en parts de coproduction, en écriture et développement ainsi qu’en achats de droits.

En recul de 3% par rapport à l’année 2010, la somme globale de cette contribution s’établit à 56,9 M€ qui se répartissent entre huit acteurs – comme le montre le graphique ci-dessous.

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Avec 26,2 M€, France Télévisions continue de s’imposer, de loin, comme le principal partenaire dans l’animation en France. Le groupe public français reste, par ailleurs, le premier investisseur en Europe. Son principal concurrent TF1 arrive en seconde position, avec budget deux fois moindre s’établissant à 11,9 M€.

Dans le peloton, Canal Plus, avec 6,4 M€, continue de donner une place importante à l’animation et devance ainsi toujours le groupe Lagardère (5,2 M€), qui exploite notamment la chaîne Gulli. Disney enregistre, pour sa part, des investissements toujours plus importants, avec une enveloppe de 3,1 M€ pour l’année 2011.

Confirmant son intention de se désengager de l’audiovisuel au profit du cinéma, M6 a atteint, avec 2,2 M€, un niveau d’investissement dans les programmes d’animation historiquement bas. Le groupe se place ainsi juste au-dessus des groupes AB et Orange Cinéma Séries qui viennent refermer ce peloton.

Nouvelle donne

Conséquence de l’avènement de la TNT en France, la lente érosion de l’audience des chaînes historiques se constate aussi le matin avant 8h30.

La matinale, sur laquelle sont programmés la majeure partie des programmes d’animation les jours d’école, a traditionnement valeur de test dans la bataille qui oppose les chaînes sur la cible que constitue le segment des 4-10 ans. Et les choses ont pris dernièrement une tournure inattendue: alors que France 5 et M6 ont vu leurs audiences sur cette cible légèrement progresser de 2010 à 2011, TF1 et France 3 décrochent, perdant respectivement 3,3 et 4,1 points sur la même période.

Cette tendance est confirmée par l’étude récente de NPA Conseil qui précise qu’entre 2009 et 2012, la case Tfou accuse une perte de 4,6 points sur les 4-10 ans passant ainsi de 28,4 à 23,8% de part de marché (PdM). A l’inverse, M6 enregistre sur la même période une fulgurante progression 7,2 points passant de 7,5 à 14,7%, rattrapant ainsi France 3 dont la PdM sur les 4-10 s’établit à 17,9%. Chez Gulli, la tendance est à la stabilité avec une PdM en légère hausse de 16,8 à 17,9%.

Avec l’arrivée de nouvelles chaînes sur la TNT fin 2012, les lignes devraient continuer à bouger. En effet, la petite dernière du groupe M6, 6ter, vient se ranger aux côtés de NT1, NRJ12 et W9 qui ont misé dès leur lancement sur l’animation dans leur grille de programmes. Cet élargissement important de l’offre sur la télévision gratuite, qui favorise l’exposition des programmes à l’antenne, pose en revanche la question de l’avenir du financement de la production via le système d’obligation d’investissement des chaînes.

Appel d’air outre-Manche

Avec la mise en place d’un crédit d’impôt audiovisuel au Royaume-Uni en 2013, l’animation anglaise est appelée à monter en puissance dans les prochaines années.

Le président d’Animation UK, Oli Hyatt, peut se frotter les mains: le lobbying de longue haleine mené conjointement par l’ensemble de la profession britannique auprès des pouvoirs publiques semble enfin porter ses fruits. Après l’abandon définitif du projet ‘sale and leaseback’, le Parlement anglais devrait en effet voter en avril le très attendu crédit d’impôt audiovisuel qui permettra aux producteurs britanniques de jouer à armes égales face à leurs concurrents européens.

En première ligne dans cette bataille politique, les studios anglais bénéficieront directement de cette mesure puisque le texte de loi prévoit un volet relatif à l’animation, l’Animation Tax Relief, qui s’appliquera à la production de tout programme dont plus de 51% de la durée est animée – laissant ainsi la part belle aux programmes hybrides. Plafonné à 25% des dépenses éligibles, l’obtention de ce crédit d’impôt sera, par ailleurs, soumis à un test culturel dont les modalités doivent encore recevoir l’aval de Bruxelles.

Le ministère des finances estime, pour sa part, que l’Animation Tax Relief coûtera à l’Etat anglais 5 M£ sur les années 2013/14, puis quelque 15 M£ en 2015/16. Cette décision à rebours de la politique d’austérité du gouvernement permet au Royaume-Uni de rejoindre le club restreint des pays européens bénéficiant d’un dispositif d’incitation fiscale à la production TV: l’Allemagne, la Hongrie, l’Irlande, la Belgique, le Luxembourg – et la France. Cette nouvelle donne devrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives en matière de coproductions franco-anglaises.

Back dans les bacs

Après plusieurs années de ‘nationalisation’ de la production, la coproduction internationale semble faire son retour chez les producteurs français.

Encouragé par les pouvoirs publics (nouveau barème CNC, crédit d’impôt audiovisuel), les producteurs s’efforçaient traditionnellement de limiter autant que possible les coproductions internationales afin de conserver leurs droits sur les séries.

En 2011, le CNC enregistre cependant une augmentation pour la seconde année consécutive des apports en coproduction en provenance de l’étranger pour atteindre un volume d’investissement de 43,4 M€, un record depuis près de 10 ans. Corrélativement, la part des dépenses à l’étranger a également fortement progressé, passant de 40,6 M€ en 2010 à 64,2 M€ en 2011.

Ce recours plus important à la coproduction internationale pour boucler le financement des séries s’explique en partie par la baisse récente des apports en préventes en seconde fenêtre et à l’étranger ainsi que par la baisse de l’apport du CNC. La baisse des ventes internationales au cours des dernières années a également rendu moins attractives les perspectives de remontée de recettes.

Parmi les destinations les plus courues en 2011, on compte le Canada qui fait son retour sur la scène française, suivi de la Belgique et de l’Irlande dont les dispositifs d’incitation à la production s’avèrent toujours aussi attractifs pour les producteurs français.

Maintien des ventes

Après la contraction du marché observée en 2008, les ventes internationales de séries d’animation françaises continuent leur lente progression.

Avec un volume d’affaires de 35,3 M€ en 2011, les séries d’animation françaises enregistrent une hausse de leurs ventes internationales pour la troisième année consécutive et confirment leur traditionnel rôle moteur dans l’exportation de programmes audiovisuels français, représentant pour cette même année 32% de l’ensemble des ventes (contre 24% pour le documentaire).

Avec 60,5% du volume global des ventes, la zone Europe de l’Ouest continue de représenter le principal débouché à l’international pour les programmes d’animation. La zone Asie-Océanie (11%), en forte expansion, vient ravir la seconde place à l’Amérique du Nord (10,7%), suivie par l’Europe central et orientale (8,7%), l’Amérique latine (6,6%) également en forte progression, le Moyen-Orient (2,1%) et enfin l’Afrique (0,4%).

Nous continuons, par ailleurs, d’observer une tendance à la déconcentration des ventes internationales dans le secteur de l’animation. Alors que les dix premières entreprises exportatrices totalisaient 88,2% du volume global de ventes en 2009, celles-ci ne représentent plus que 76,6% des ventes en 2011. Cette évolution confirme ainsi la montée en puissance de nouveaux acteurs sur le marché.

Source: CNC/TVFI

Concentration et indépendance

En 2011, la France comptait 53 sociétés de production télévisuelle actives dans l’animation, un chiffre en léger repli par rapport à 2010.

Malgré une certaine pluralité dans le choix des chaînes, la production française se concentre aujourd’hui autour d’une dizaine de producteurs. En 2011, 50% du volume global de production, soit 177 heures, sont ainsi le fait des 9 principaux producteurs français: Millimages, Marathon Media, TeamTO, Alphanim, Moonscoop, Timoon Animation, Superprod, Studio 100 Animation et Blue Spirit Animation. Ce niveau de concentration reste stable par rapport à l’année 2010, même si l’on constate un turnover important d’une année sur l’autre.

Si la grande majorité des sociétés françaises de production correspond à des sociétés individuelles, plusieurs d’entre elles, parmi les plus importantes, sont adossées à un groupe audiovisuel. Il s’agit notamment d’Alphanim (Gaumont), d’Ellipsanim (Dargaud), de Millimages (groupe Millimages), de Blue Spirit (Telfrance) ainsi que de Marathon et Télé Images, toutes deux filiales de Zodiak Media. Ces entreprises liées à un groupe plus vaste représentaient en 2011 quelque 32,2% de la production française.

Principe fondateur de l’audiovisuel français, l’indépendance des producteurs vis à vis diffuseurs continue globalement de faire loi dans le secteur de l’animation, à l’exception d’une poignée de sociétés de production. C’est le cas en particulier de Timoon/Genao (lié au groupe Lagardère, actionnaire majoritaire de la chaîne Gulli) ou de M6 Studio (groupe M6).  En 2011, ces quelques sociétés de production représentaient 5,5% du volume de production de programmes d’animation.

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Cartoon Forum17 septembre 2013